« En finir avec mai 68 ! » Voilà comment Sarkozy débutait son mandat de Président. Depuis, Cohn-Bendit a réalisé le hold-up parfait aux européennes, pillant les voix du PS et du Modem. Les soixante-huitards bâtisseurs ou fossoyeurs de la gauche ?
Entérinant la disparition de la classe ouvrière traditionnelle et la puissance électorale des Jeunes, diplômés, issus des catégories sociales supérieures, une partie de la gauche trouve son inspiration dans la pensée politique libérale issue de Mai 1968 et de son leader ébouriffé, Daniel Cohn-Bendit.
Le mouvement Europe Ecologie représente aujourd’hui cette mouvance. Cette gauche met au placard les vieilles idées fantasques de lutte de classes, d’égalité concrète et de droit au travail pour proposer une gauche culturelle plus que politique. Cette option s’apparente à du clientélisme de supermarché où Cohn-Bendit ferait office de boutiquier davantage qu’à une ligne politique structurée. Libertés sexuelles, tolérance à tout va, écologie, féminisme. Avec « Dany le rouge », il y en a pour tous les goûts et pour toutes les couleurs ! Il y aurait même de la place pour les « orientations » les plus « ignobles » aux yeux de son ami François Bayrou…
On ne vote plus à gauche contre une droite peu partageuse et accaparant les richesses, on vote contre la droite socialement conservatrice parce qu’on est homosexuel, une femme libérée, un écologiste du dimanche, un bobo du XVIe arrondissement qui trouve que les « racailles ne font pas si peur qu’on le dit ». On vote à gauche contre l’étatisme car on est libéral.
Cette gauche profite d’un magma électoral indécis et de moins en moins politisé en proposant une position apolitique et rassurante. Cette stratégie s’est soldée par une réussite aux élections européennes grâce à la confusion et à la complexité du débat favorisant le vote de la générosité béate, de la bien-pensance passive. Du non-choix, en somme.









août 7th, 2009 at 14 h 48 min
ok les valeurs de mai 68 sont un grand pot-pourri qui se nourrissent davantage de “contre” que de vraies idées uniformes… néanmoins ! il me semble un peu réducteur de voir dans le vote européen une “générosité béate”, Cohn-Bendit est Européen et pour beaucoup de Français, il est apparu comme le seul homme politique qui vivait vraiment l’Europe, qui savait de quoi il parlait !
Peut-être bien que le pot-pourri idéologique qu’était mai 68 pourrait en effet coller au pot-pourri qu’est l’Europe ?
décembre 27th, 2009 at 11 h 02 min
La génération de Mai 68 profite à plein de sa retraite
Ils avaient moins de 30 ans en 1968. Ils prennent aujourd’hui leur retraite. Et selon une étude Ipsos, ils sont les premiers à la vivre avec autant de bonheur.
AUJOURD’HUI : Marc Lomazzi 21.12.2009
On connaissait les papys gâteaux, voici les papys gâtés. Bien dans leurs baskets, relativement à l’aise pour beaucoup, même si nombre de retraités tirent le diable par la queue, la génération des 60-70 ans est bénie des dieux. Ils avaient moins de 30 ans en 1968, leur vie professionnelle s’est déroulée dans le climat euphorique des Trente Glorieuses et ils ont été les premiers à vivre la libération des mœurs. (…)
Si l’on ajoute à cela une espérance de vie boostée par les progrès de la médecine, ces jeunes retraités ont toutes les raisons de faire des envieux. Et c’est l’autre enseignement de l’étude : ils sont généreux avec leurs proches, mais à condition de ne pas trop se priver. Egoïsme ? « Ils n’ont pas toujours conscience d’avoir vécu un âge d’or que les générations à venir ne connaîtront pas », analyse Bruno Palier, chercheur à Sciences-po. Alors que les déficits sociaux sont abyssaux, les retraités 68 contribuent-ils dans ce cas assez à la solidarité collective ? Ils n’en ont visiblement pas envie. Et les gouvernements sont de moins en moins pressés de se mettre à dos une population qui pèsera de plus en plus lourd dans les urnes.
http://www.aujourdhui-en-france.fr/econ … 751785.php
Un bande d’idéalistes profiteurs représentés par un pédo caméléon opportuniste qui est passé du rouge au vert pour revenir sur la scène politique.