54% pour le PS, 36 pour l’UMP et 9 pour le FN : la conséquence « nationale » de ces résultats « nationaux » existe : c’est la résistance du vote d’extrême droite…
En ce premier week-end de printemps, une expression anglo-saxonne a triomphé sur les lèvres des supporters du PS et du Quinze de France : Grand Chelem. Le French flair a permis aux Bleus de relever le challenge contre le Quinze de la rose. Martine Aubry, elle, mélange le rose, le rouge et le vert pour écraser l’UMP 54 à 36 (%). Ou 22 à 2 (régions), c’est selon.
De l’ouest à l’est, rien de nouveau…
« Election Régionale, conséquences régionales ». Le Président Nicolas Sarkozy évite l’aveu médiatique d’un échec évident, quand Jean-François Copé assume le premier le mot « défaite ».
Le locataire de l’Elysée pointe toutefois une vérité : la victoire du PS sur des bases très similaires à celle de 2004 ne saurait garantir un avenir rose au parti. Les tensions liées à la course à 2012 se sont tôt faites sentir, le maire de Lyon Gérard Collomb mettant en garde la secrétaire Nationale Martine Aubry contre toute tentative de récupération du scrutin, et ce avant les résultats de 20h.
En Poitou-Charentes, Ségolène Royal est plébiscitée à 61 %. Un triomphe qui laisse présumer un retour en force de l’ex-candidate, plus discrète ces derniers mois.
50 -37 pour la gauche en 2004 ; 54 - 36 en 2010. Un résultat national qui a, selon la logique de notre Président, une conséquence toute nationale. Car si le PS grimpe de 4 points, l’UMP stagne, faute de n’avoir pas su maintenir sa politique de grignotage des sympathisants d’extrême droite.
Les conséquences nationales du résultat national
17% de suffrages exprimés en faveur du FN lors des triangulaires, et Jean-Marie Le Pen qui capte un électeur sur 4 en PACA, totalisant 22 % des votes. 20 % pour sa fille Marine dans le Nord, et l’affirmation par la famille Le Pen de l’effondrement du Sarkozysme. L’extrême droite devrait pourtant se montrer plus reconnaissante face à l’UMP qui, à grand renfort de Ministère de l’immigration et de débat sur l’identité Nationale a fini par réveiller le vote FN, que le conseiller Patrick Buisson avait eu tant de mal à réintégrer dans l’électorat de la droite républicaine.
Le FN et Europe Ecologie sont peut-être les deux vrais gagnants de cette élection de mi-mandat. Une importance croissante des seconds rôles dans la vie politique française qui participe à renforcer la conviction poujadiste d’une similitude entre les deux grands partis, réunis dans l’expression aujourd’hui consacrée d’ « UMPS ». C’est cette conviction largement partagée qui attaque les fondements de notre démocratie en refusant le débat d’idée au profit de la confrontation - stérile car continue - des actions et des résultats.







