Des soupçons autour de la crédibilité de la femme de chambre à l’annonce de la plainte pour tentative de viol de la romancière Tristane Banon, l’actualité médiatique de l’ex président du FMI joue aux montagnes russes…
En haut !
Vendredi soir, DSK s’est sans doute senti plus léger. Non seulement ses avocats, mais aussi le procureur en personne, lui font part d’une multitude d’informations transformant la victime Nafissatou Diallo - sinon en criminelle - du moins en présumée coupable. La femme de chambre la plus célèbre du monde aurait téléphoné à un détenu le jour de son arrestation pour évoquer avec lui la manne financière qu’elle pourrait tirer du procès ; ce contact est en réalité le second mari de Diallo, qui a fait transité sur son compte de grosses sommes d’argent dans la dernière année, des mouvements assimilables à du blanchiment d‘argent. Plus de 100 000 € que l’employée du Sofitel n’aurait pas pu gagner en repassant des draps, même si cette dernière serait, d’après le New York Post, une call girl faisant parti d’un réseau.
Toujours selon le New York Post, la jeune femme se serait prostituée depuis la révélation des faits. Même la manière dont elle a annoncée l’agression pose problème : Diallo n’aurait pas appelé directement de la chambre de DSK, mais aurait pris le temps de nettoyer une autre chambre, avant de revenir sur les lieux du « crime » pour alerter son supérieur. Enfin, la guinéenne avoue avoir menti sur le motif de sa demande de visa, invoquant d’imaginaires persécutions en Guinée . Elle reconnaît également n’avoir jamais été victime d’un viol collectif en Afrique, contrairement à ce qu’elle avait indiqué dans sa première déposition. Et même avoir falsifié sa déclaration d’impôts !
Un faisceau de faits inespérés pour DSK, mais plus ou moins décisifs : on imagine sans mal que Diallo se savait surveillée depuis le début de l’affaire : pourquoi aurait-elle pris le risque de continuer à se prostituer ? Quant à l’annonce concomitante de ses infractions fiscales et de son appartenance à des réseaux mafieux liés au trafic d’êtres humains et de drogue, elle frôle le ridicule: si Diallo avait oublié de payer son café le jour du début de l’affaire, nous l’aurions surement lu aussi dans la presse !
DSK est libéré sur parole, mais l’accusation est maintenue.
En bas !
On imagine le brunch joyeux de Strauss-Kahn le samedi 2 juillet : après deux mois de descente aux enfers, il aperçoit une lumière. Que Tristane Banon souffle d’un coup. La journaliste - romancière, avait déjà fait la Une au début de l’affaire en déclarant avoir été victime de tentative de viol par DSK, affirmant ne pas vouloir porter plainte. Elle répare aujourd’hui cette clémence. 8 ans après les faits. Pourquoi n’avoir pas pris cette décision au début de l’affaire ? « Tristane Banon avait pris sa décision à la date du 15 juin » jure son avocat, ajoutant qu’il n’« est pas soumis au timing médiatique ».
Une drôle de coïncidence, tout de même, de choisir le lundi suivant le vendredi de la libération de DSK pour médiatiser sa plainte…
L’écrivaine tente-t-elle de sauver sa crédibilité ? A-t-elle craint de se voir décrédibilisée, accusée d’être une nymphomane paranoïaque déguisée en féministe ? Où réelle victime ne supportant pas la perspective d’un criminel impuni ? La fille de la vice-présidente socialiste du conseil général de l’Eure - toutefois née à Neuilly-sur-Seine
replonge l’ex - actuel - à nouveau ex - potentiel candidat aux primaires dans un imbroglio médiatico- dramatique proche de la tragi-comédie baroque.
S’il pouvait encore y croire samedi et dimanche dernier, Strauss-kahn a définitivement perdu toute chance de devenir le 7ème Président de la Vème République française.







